
Maçonnerie de toiture dans le 91 : souches, solins et arases
Souche de cheminée, solin, arase, acrotère : la maçonnerie liée au toit dans le Nord-Essonne, avec fourchettes de prix 2026 et points à vérifier.
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Sur les pavillons du Nord-Essonne, une bonne part des infiltrations ne vient pas des tuiles mais de la maçonnerie qui les borde : une souche dont le mortier part en sable, un solin fissuré contre un mur mitoyen, une rive scellée qui se décolle après quarante hivers. La couverture peut être saine, l’eau entre quand même, puis descend le long du conduit jusqu’au plafond de l’étage.
Cette maçonnerie de toit constitue un lot à part entière, à la frontière du métier de maçon et de celui de couvreur. Voici ce qu’elle recouvre sur les meulières d’Athis-Mons comme sur les pavillons des années 70 de Sainte-Geneviève-des-Bois, comment repérer un ouvrage en fin de vie, ce que coûtent les reprises courantes en 2026 et pourquoi elles se chiffrent dans le même devis que la couverture.
Souches, solins, rives : la maçonnerie qui tient l’étanchéité

La souche de cheminée reste la pièce la plus exposée du toit. Sur les meulières des années 1930 de Juvisy-sur-Orge ou d’Athis-Mons, elle est montée en brique pleine, parfois habillée d’un enduit, et coiffée d’un couronnement en béton ou d’un mitron en terre cuite. Elle prend la pluie sur quatre faces, le gel la traverse, et les fumées ont acidifié ses joints pendant des décennies. Sur les pavillons plus récents de Viry-Châtillon ou de Morangis, la souche est souvent en parpaing enduit : le désordre se lit alors sur un enduit qui cloque et se décolle, plutôt que sur les joints.
Au pied de cette souche, le raccord avec la couverture porte le nom de solin. Deux écoles cohabitent en Île-de-France : le solin au mortier, économique et courant sur le bâti ancien, et la bande porte-solin en plomb ou en zinc, engravée dans la maçonnerie puis rabattue sur les tuiles. Le mortier fissure au premier mouvement du conduit, le métal accompagne les dilatations et tient trois à quatre fois plus longtemps. Le même raisonnement vaut pour les abergements de fenêtres de toit et les noues, détaillés dans notre page zinguerie et gouttières.
Rives, faîtage, arases et acrotères
Les rives scellées au mortier ferment le toit sur les pignons : sur un pavillon de Savigny-sur-Orge ou de Draveil, juste en face sur l’autre rive de la Seine, ce sont elles qui lâchent en premier sous l’effet du vent et des écarts de température. Le faîtage suit la même logique : longtemps scellé au mortier, il se pose aujourd’hui à sec sur closoir ventilé, ce qui supprime les fissures et ventile la sous-toiture.
Deux autres ouvrages relèvent du même lot. L’arase étanche, couche de mortier qui coiffe la tête d’un mur, protège la maçonnerie de l’eau qui ruisselle et empêche les remontées dans le pignon. L’acrotère, ce relevé maçonné qui borde les toitures-terrasses des garages et des extensions des années 60 à 80, doit recevoir une couvertine à goutte d’eau : sans elle, l’eau pénètre dans le mur et ressort en cloques d’enduit à l’intérieur.
Reconnaître une maçonnerie de toit en fin de vie
Certains signes se lisent depuis la rue, jumelles en main, sans monter sur le toit. Un joint creusé de plus d’un centimètre entre les briques de la souche, du mortier sableux qui s’effrite sous l’ongle, des briques épaufrées dont la face a éclaté sous le gel, un mitron fendu, un solin qui laisse voir un trait d’ombre à la jonction : chacun de ces indices annonce une entrée d’eau à court terme.
D’autres se découvrent à l’intérieur. Une auréole au plafond de l’étage à l’aplomb du conduit, du salpêtre blanc sur les briques du grenier, une odeur de suie humide après une pluie battante, un papier peint qui se décolle sur le mur de cheminée : le conduit joue alors le rôle de descente d’eau. Sur les toitures-terrasses, une trace verticale sombre sous l’acrotère signale une couvertine au débord insuffisant ou un joint ouvert.
Un dernier point mérite un coup d’œil : la végétation. Mousses et lichens retiennent l’humidité au pied des souches et le long des rives, accélèrent la dissolution des liants et gardent la maçonnerie détrempée entre deux pluies. Un démoussage de toiture régulier prolonge donc directement la vie des ouvrages maçonnés, surtout dans les rues arborées du secteur.
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Prix de la maçonnerie de toiture en 2026
Les fourchettes ci-dessous correspondent aux devis constatés en Île-de-France en 2026, fournitures et pose comprises, échafaudage compté à part. Un chiffrage sérieux passe toujours par une visite : la hauteur, l’accès et l’état réel du support font varier le montant du simple au triple.
| Intervention | Fourchette 2026 | Ce qui pèse le plus |
|---|---|---|
| Rejointoiement d’une souche de cheminée | 400 à 1 200 € | Hauteur, nombre de faces |
| Réfection complète d’une souche, dépose et remontage | 1 200 à 3 500 € | Briques, couronnement, mitron |
| Arasement d’une souche inutilisée et fermeture du toit | 800 à 2 000 € | Reprise de couverture autour |
| Solin plomb ou bande porte-solin | 60 à 150 € le mètre | Engravure, développé du métal |
| Reprise d’un faîtage scellé | 40 à 90 € le mètre | Longueur, closoir ventilé |
| Rives maçonnées reprises au mortier | 35 à 80 € le mètre | Pignon accessible ou non |
| Couvertine d’acrotère sur toit-terrasse | 70 à 160 € le mètre | Matériau, forme du relevé |
| Échafaudage de pignon | 800 à 2 500 € | Durée, emprise sur la voirie |
Ce qui fait bouger la facture dans le secteur
Trois postes reviennent à chaque chantier. L’accès d’abord : dans les rues étroites du centre de Juvisy-sur-Orge ou autour des gares du RER C, monter un échafaudage suppose une autorisation de voirie et parfois la neutralisation de places de stationnement, quelques centaines d’euros à prévoir. Le patrimoine ensuite : le long des bords de Seine, plusieurs secteurs relèvent d’un périmètre suivi par l’architecte des bâtiments de France, et toute modification visible depuis la rue, y compris la suppression d’une souche, passe par une déclaration préalable en mairie. Le support enfin : une brique ancienne réclame un mortier bâtard à la chaux, plus souple, là où un ciment pur ferait éclater les parements en quelques hivers.
Faire de la maçonnerie un lot du chantier de couverture

L’erreur la plus coûteuse consiste à traiter ces travaux séparément, un an après la réfection du toit. L’échafaudage se paie alors deux fois, la couverture neuve est de nouveau déposée autour de la souche, et la garantie se partage entre deux entreprises qui se renvoient la responsabilité à la première fuite. Un échafaudage mutualisé entre maçonnerie, couverture et zinguerie fait gagner 10 à 15 % du montant global sur un pavillon courant.
L’ordre des interventions ne s’improvise pas : dépose partielle de la couverture, reprise de la maçonnerie, séchage du mortier, puis solins et repose des tuiles. Sur une réfection complète comme celles décrites dans notre rubrique toiture et couverture, les souches se traitent pendant que le toit est ouvert, jamais après. Le devis doit détailler chaque ligne poste par poste : mètres linéaires de solin, nombre de faces de souche, type de mortier, hauteur d’échafaudage. Une ligne « reprise de maçonnerie diverse » à 2 000 € ne se compare pas d’une entreprise à l’autre.
Avant la signature, réclamez l’attestation d’assurance décennale en cours de validité, avec la mention explicite des activités de maçonnerie et de couverture, puis des photos avant et après de chantiers proches. Comparer deux ou trois devis détaillés reste le meilleur moyen de situer votre projet dans les fourchettes ci-dessus. Ce guide met en relation avec des professionnels qui interviennent réellement dans le nord du 91, commune par commune, comme le détaille notre page secteurs en Essonne.